Le Ministère de la formation, Cahier d'exercices de L'étudiant

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L E M I N I S T È R E D E L A F O R M A T I O N

n’est pas, ils sont intéressés par l’exploration du lien entre la prédication comme une sorte de théâtre où l’auditeur et le prédicateur se rencontrent non pas en termes de présentation sèche de descriptions ennuyeuses, mais dans une relation vivante où la Parole du prédicateur devient une platforme où Dieu entre réellement en contact avec le public à travers l’orateur. Il est certain qu’avec l’unité de la Bible basée sur l’histoire dramatique de Dieu qui culmine en Jésus-Christ, nous pouvons comprendre comment la Bible, qui est plus une histoire qu’un exposé philosophique, peut être considérée comme le drame de Dieu, et le prédicateur et la congrégation, comme des membres de la pièce de Dieu. Selon vous, dans quelle mesure l’accent mis sur la prédication en tant que représentation du drame de Dieu est-il important ou distrayant pour les églises urbaines d’aujourd’hui ? Peut on vraiment ignorer le côté dramatique, le monde de l’imagerie, de la métaphore et du symbole, et être efficace dans la communication du cœur et de l’âme de la Bible, c’est-à-dire l’histoire que nous prêchons au monde et à l’Église ? La nature du contenu de l’Évangile est qu’il exige une réponse et une action : repentance, soumission, obéissance, foi, transformation. Prêcher la Parole sans cette compréhension amène beaucoup de personnes, tant en chaire qu’au banc, à considérer la prédication comme un partage d’informations plutôt que comme un appel à la transformation et à la formation en Christ . Depuis bien des années, les traditions baptistes et congréganistes associent la prédication de la Parole à une « invitation au discipulat », dans laquelle l’auditeur, qu’il soit perdu ou sauvé, est tenu de répondre à la Parole proclamée à l’instant même, sous la puissance de conviction du Saint-Esprit. Bien que cette pratique ait été largement abandonnée dans de nombreux contextes évangéliques aujourd’hui, cette idée d’invitation est littéralement intégrée à la liturgie de nombreuses congrégations baptistes. Le raisonnement qui sous-tend cette pratique est bien fondé. Elles considèrent que la prédication de la Parole est si importante qu’elle ne peut être présentée sans appel à la réponse ; et dans certaines de ces congrégations, elles prennent l’heure suivante pour discuter du sermon et de ses implications. Au cœur de cette conception se trouve la croyance que chaque fois que la Parole est proclamée, le Saint-Esprit est présent, et qu’il peut choisir d’agir sur le cœur d’une personne de telle sorte que, sans notre invitation à agir et à reconnaître, cette personne peut ignorer complètement la voix de l’Esprit. Que pensez-vous du rôle de ce type d’invitation à la Parole prêchée, où qu’elle soit donnée, que ce soit à ceux qui ne croient pas ou à ceux qui sont dans l’Église ? Devrions-nous toujours avoir un moment d’invitation au discipulat chaque fois que la Parole de Dieu est prêchée ? Pourquoi ou pourquoi pas ? 4 Jamais sans invitation

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